C’était en Alsace, dans la très proche banlieue de Strasbourg, chez un ami (qui tient plus du jurassien que de l’alsaco). C’était un de ces moments latents ou rien ne se passe, ou l’on se décide de piquer le livre en haut de la pile pour s’occuper. Et ce livre, c’était « The Museum of Bad Art », soit en français « Le Musée d’Art Mauvais ». C’est assez explicite: ce livre regroupe plusieurs travaux affichés au musée américain d’art mauvais.

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L’art mauvais, dans toute sa splendeur

 

C’était fabuleux, je ne saurais dire pourquoi, c’était vraiment drôle — peut-être touchant, au penser de l’inconnu qui part badigeonner son lin immaculé de couleurs et de formes farfelues. Youpie! Tant de sincérité et d’assurance, à l’abri insouciant du « bon gout » au bénéfice de la maladresse: c’est puissant. (Je remarque que je met des guillemets partout, mais bon hein, quand on parle de bon gout, c’est difficile d’utiliser l’absolu, souvent nu de nuances typographiques.) Parmi ces « mauvaises » peintures, beaucoup représentaient des chiens.

 

Et moi aussi, j’avais envie de peindre des petits chiens, une série de petits chiens. Et de chanter à la gloire des petits chiens cajolés. J’ai donc fait les deux. Une série de peinture à la gouache premier prix et un album [de musique] intitulé « Les petits chiens » qui sera sous peu diffusé sur ce blogue. Mais aujourd’hui, c’est d’images dont il est question. Voici la série, douze chiens. Affaire à suivre.

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